alors que des dizaine d'internaute m'envoie un message de bonne année, j'arpente le massif de Belledone dans l'Isère pour un repérage en raquette. Il est 9 heure du matin, je longe les pentes ennéigées et abrutes du lac du crozet depuis une bonne demi heure. Dificile de ne pas sucomber aux rafales de vent ou au caprices des diférentes texture de la neige. En fait je bataille ferme car avec une pente de 45% il est dificile de ne pas glisser et plonger dans le lac mal gelé.
Je suis pris dans une zone de poudreuse qu'on appelle gobelets, ce qui fait ressembler la neige a un roulement a bille. Quand ce système de neige se trouve en superficie pas de risque d'avalanche mais on glisse tout simplement inexorablement vers le bas car les crampons ou la portance des raquettes ne tient plus. Je me laisse glisser sur quelque dizaines de mètres dans cette « pseudo-poudreuse » pour m'épargner de la fatigue, puis je donne un grand coup sur mes pied pour m'arrêter dans 40cm de puf.. Ce genre de glissade est fort amusante quand on sait que la pente finit sagement a plat, ce qui n'est pas le cas. Au contraire, ici la rupture de pente s'accentue et plonge vers le lac.
Je continue ma marche sur le même niveau, on appelle cela progresser en dévers, parallèle a la courbe de niveau, c'est hyper crevant pour les articulations des chevilles quand la pente dépasse 30% .
J'ai parcouru 9/10eme le long du lac, je suis éprouvé et je m'arrête souvent pour reprendre mon souffle. Je remarque que des croûtes se forment et se détache a chacun de mes pas. La texture change, c'est sans doute l'effet du vent qui a soufflé toute la nuit. Ce qui m'inquiéte c'est de perdre l'équilibre et de glisser dans le lac, que je jauge réguliérement.
Il me reste un peu moins de 100m pour finir ce couloir fatiguant et réputé. Et soudain comme si un tapis roulant se mettait en marche, j'entend un doux craquement se répercutant pendant de longues seconde alors que mes jambes soudain paralysées je sens le sol se dérober sous mes pieds, je me déplace a mon insu vers le bas. Argh !. C'est une plaque a vent qui se détache. Les surfeurs des vague hawaiienne doivent bien maîtriser ce genre de chose, mais je ne pratique que le surf sur internet. Parti dans cette coulé, le hasard me sourit et un rocher emergeant le la masse neigeuse m'arrive juste en face, un petit saut de cabris et je me pose dessus comme une fleur et continue de voir la coulée glisser autour de moi et s'amonceler en bloc jusqu'au lac.
Silence ! battement de c½ur qui respire toujours, je prend mon appareil photo et encore tout tremblant je prend depuis mon petit rocher quelque cliché du silence revenu.
Que me réserve 2008, de la chance ou des chose qui se mettent en branle sous mes pieds.
